La culture de l’Égypte ancienne confronte la science moderne à de nombreuses énigmes non résolues : comment des édifices aussi monumentaux et précis que les grandes pyramides ont-ils pu être construits ? D’où provenait l’immense savoir des Égyptiens en médecine, en architecture, en art et en astronomie ? Mais surtout, comment une civilisation a-t-elle pu maintenir stabilité et paix relative pendant plus de 3000 ans ?
Il paraît difficile d’imaginer qu’une haute civilisation ait pu perdurer si longtemps par des méthodes d’oppression. Que disent les Égyptiens eux-mêmes à ce sujet ? Pour eux, la base d’une société juste est la déesse ailée Maât – elle incarne le principe d’ordre et de justice. Mais qu’est-ce qui la caractérise ?
Les pyramides n’étaient pas seulement des constructions impressionnantes, elles étaient avant tout l’expression de cette loi de Maât au sein de la société. Leur structure interne reflète celle de l’organisation sociale. C’est là un des nombreux exemples illustrant comment, dans l’Égypte ancienne, le monde visible et le monde invisible étaient intimement liés. Quels sont les éléments fondamentaux de Maât ? Et comment pourrions-nous les transposer dans notre époque contemporaine ?
